La recherche du plus bas prix, ou, du moins, du meilleur rapport qualité-prix guide bien souvent le choix des consommateurs, et les services de traduction ne font pas exception à cette règle. Faire appel à un service de traduction à rabais comporte toutefois des risques qui doivent être pris en compte dans l’évaluation des coûts de traduction.

Le marché canadien de la traduction occupe environ 10 % du marché mondial. Même si le Canada et le Québec produisent un grand nombre de traducteurs professionnels qui connaissent bien la traduction en français canadien, les agences de traduction multinationales tirent également leur épingle du jeu, notamment en raison des bas prix que certaines proposent en employant des traducteurs dans des pays où le coût de la vie est peu élevé.

Il est désormais possible d’obtenir des traductions de l’anglais vers le français à aussi peu que 0,03 $ par mot dans certaines parties du monde. Cette offre crée ainsi une concurrence difficile à battre d’un point de vue strictement quantitatif pour les traducteurs canadiens professionnels, qui facturent en moyenne 0,20 $ à 0,25 $ par mot.

On observe trois inconvénients majeurs à faire appel à des services de traduction à faible coût:

  • Plus les prix sont bas, plus il y a de risque que la qualité s’en ressente.

Ainsi, plus le prix payé pour une traduction est bas, plus les risques d’obtenir une traduction de mauvaise qualité sont élevés.

  • Les particularités propres à un pays ou une province peuvent être évacuées d’une traduction effectuée à l’étranger.

Par ailleurs, comme les services de traduction à faible coût sont souvent offerts par des étrangers, le client qui s’adresse à un public canadien risque d’obtenir une traduction où les expressions idiomatiques ne correspondent pas à celles de son public cible.

Par exemple, au Québec, les traducteurs professionnels savent que la taxe de vente harmonisée ne s’applique pas et que le Code civil est utilisé au lieu de la common law. Ils adapteront donc leurs traductions françaises en conséquence, alors que ces éléments risquent d’être ignorés dans la traduction de l’anglais au français effectuée à l’étranger.

  • La concurrence étrangère exerce une pression à la baisse sur le prix des services offerts par les traducteurs professionnels canadiens.

Dans une industrie où les prix stagnent et où la valeur du service rendu est encore bien souvent calculée au mot sans tenir compte du travail effectué autour des mots (recherche terminologique, gestion et communications avec le client par exemple), la pression à la baisse complique la vie aux traducteurs professionnels qui doivent lutter pour gagner un salaire à la hauteur de leurs compétences.

Piste de solution

Il est possible de réduire les coûts de traduction sans avoir recours à des services de traduction à rabais et sans faire de compromis de qualité. En développant une relation de confiance avec une agence de traduction qui emploie des traducteurs professionnels et qui est basée dans le pays où vous souhaitez communiquer, comme Francisation InterGlobe, vous arriverez à réduire vos coûts de traduction. D’une part, plus le traducteur connaît votre dossier et vos préférences, plus il va vite. D’autre part, les mémoires de traduction et autres technologies d’aide à la traduction permettent d’améliorer le rendement sans négliger la qualité, ce qui se traduit pour le client par des économies à long terme.